Un petit point sur la forêt à l’été 2016 !

Cela fait plus d’un an que nous n’avons pas donné de nouvelles de notre beau jardin forêt ! Ce qui est sûr c’est que beaucoup de choses se sont passé et que la forêt grandit !

plan été 2016
Photos : voir galerie de photos 2016

été 2016

Voici un récapitulatif point par point des grandes évolutions de l’année :

  • Agrandissement : la forêt a été légèrement étendue sur toute sa partie ouest d’une bande de quelques mètres de large. Cette partie a été couverte (carton-paille) à l’automne 2015 puis semée (mélange de trèfles, sainfoin, lupin et fleurs mellifères (calendula, bourache, capucine, mauve et d’autres qui n’ont malheureusement pas levées) et comestibles par endroits) lors du week-end de pâques.
    Résultats : pour une petite moitié de cette surface la couverture préalable avait été suffisante pour affaiblir le chiendent et permettre à notre couverture de sol de s’implanter, par contre pour le reste, le chiendent a vite repris le dessus et nous avons choisi de recouvrir (carton-paille) en attendant le prochain printemps.
    A noter que nous avons délimité la nouvelle parcelle sur l’extérieur (contact avec l’allée principale faite de chiendent) en repiquant régulièrement de la consoude. Celle-ci formera ainsi (si tout va bien) une barrière limitant l’intrusion du chiendent dans nos plates-bandes.
  • Couverture de tout l’étage inférieure : ce printemps nous avons couvert toutes les zones (entre la moitié et 2/3 de la forêt tout de même) non couverte aujourd’hui, ie. colonisées par le chiendent. L’objectif ambitieux est d’implanter des couvres sols robustes partout dans la forêt dès le prochain printemps (trèfles, sainfoin, fleurs, choux perpétuel, chénopode, claytonia, mûres, etc.).
  • Allées : la forêt se densifiant, il était devenu difficile pour les visiteurs de s’introduire dans le jardin sans difficulté. Nous avons donc mis en place un réseau d’allées faites de cartons et sciure de bois. (voir plan de la forêt). Les allées ont été pensées pour permettre des récoltes faciles sans marcher en dehors de celles-ci.
  • Divisions : après l’achat de la plupart de nos plans pour le lancement du jardin forêt, nous avons cette année commencé à diviser nos plans de manière conséquente. Ceci n’est en outre que le début d’un processus laborieux. Les plantes suivantes ont ainsi été multipliées : chou, ail des ours, oignon rocambole, menthe, origan, mélisse, mûre, goji, framboise, artichaut, fenouil, coronille, bagnaudier, consoude, bourrache et roquette sauvage. Nous avons tout de même acheté quelques plans nouveaux comme de la fougère ou des poireaux perpétuels.

Champignonnière : cet hiver, un espace de culture de champignons a été installé au nord direct d’un chêne nain au sud de la parcelle. Il fait environ 6 m2. Nous y avons disposé quelques rondins de bois (frêne) dans lesquels nous avons inséré des chevilles de bois inoculées de spores de pleurote. Le tout est posé sur des palettes pour limiter l’introduction d’autres champignons concurrents et encadré de planches de bois pour limiter le dessèchement par le vent. A ce jour nous ne savons pas si cette expérience sera concluante, mais nous espérons publier un article cet automne montrant notre première récolte !

Poursuite de la plantation à l’occasion de la formation 2015

Bonjour à tous !

Durant le week-end de Pâques (du 3 avril au soir jusqu’au 6 après-midi) a eue lieue l’annuelle formation sur les forêts nourricières à la Ferme du Plessis. A cette occasion et avec l’aide des participants, nous avons poursuivi la plantation du jardin forêt du Centre.

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La promotion n°3, joyeuse après trois jours de formation théorique et pratique sur les forêts nourricières !

Plan approximatif des différentes parcelles sur la forêt nourricière.

Plan approximatif des différentes parcelles sur la forêt nourricière.

Vous souvenez-vous de la parcelle C de la forêt nourricière, destinée à être plantée à cette occasion ? Elle avait été cartonnée et paillée l’an passé et de nouveau au début 2015…

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Mise en terre d’une rhubarbe.

La partie la plus au nord de cette parcelle a été plantée en framboisiers au début de l’année, par Pierre et Maël. Sur le reste de la zone ont été placés des choux perpétuels panachés, des artichauts de laon, des oseilles épinards et vertes, des fraisiers, des roquettes sauvages, de la rhubarbe et des céleris vivaces… de quoi redécouvrir quelques légumes oubliés !

Des chemins (balisés par de l’herbe verte sur la paille ; ce n’est pas durable mais on y réfléchira !) ont été définis à cette occasion, pour permettre d’accéder à bout de bras à tous les recoins sans piétiner la terre si soigneusement aérée par le travail des vers de terre s’étant nourris des cartons tout l’hiver.

Sur la moitié de la parcelle, autour de ces nouvelles plantes de l’étage inférieur, nous avons retiré la paille et les cartons pour semer du trèfle et de la moutarde. Pour essai, nous prévoyons de planter en mai quelques pieds de courges autour des framboisiers, là où les cartons ont été laissés.

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Seule une partie de la parcelle C a été ratissée, décartonnée et semée de trêfle violet et de moutarde entre les plantes de l’étage inférieur. Le reste sera planté de courges pour essai.

Ont également été plantés ça et là quelques buissons supplémentaires, aux emplacements laissés vides par les arbustes malheureusement décédés ou par notre designer en herbe, Norbert. Nous avons ainsi mis en place deux baies de Goji, deux baies de Mai (Chèvrefeuilles comestibles), un amélanchier supplémentaire et un ragouminier. Je promets de réaliser un plan informatique à jour de la forêt, pour que vous puissiez mieux comprendre l’agencement de toutes ces espèces.

Par manque de temps, nous n’avons pas cartonné une nouvelle parcelle que je nommerai « D »… ce qui devrait se faire bientôt pour préparer l’an prochain. L’occasion d’y planter des courges sur carton également. A suivre donc !

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Ca vous tente de nous rejoindre au printemps prochain ? 🙂

Lancement du Blog !

Le blog référence maintenant quatre premiers projets, et les premiers articles s’élaborent. Ce contenu s’étoffera au cours des semaines et des mois à venir avec l’ajout de nouveaux projets et les nouvelles de ceux qui y sont référencés. N’hésitez pas à participer à l’aventure en laissant des commentaires, en rejoignant le réseau ou en le faisant connaitre !

Belle visite et bons partages,

Deepti, pour le Réseau Forêts Nourricières.

Des premières plantations à aujourd’hui, printemps 2015

Bonjour à tous, bienvenue sur la page consacrée à la forêt nourricière de la Ferme du Plessis !

Pour débuter la série d’articles qui nous permettra de suivre les évolutions de ce jardin-forêt, voici un récapitulatif de ce qui s’y est passé depuis le début de sa plantation.

2013

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Plantation des arbres de l’étage supérieur au cours de la formation de 2013.

Durant le printemps 2013, au cours d’une formation de deux jours d’ « Initiation à la Conception de Forêts Nourricières », l’ensemble des arbres de l’étage supérieur (comestibles et légumineuses) ont été plantés, ainsi que les espèces comestibles de l’étage intermédiaire. En revanche, les légumineuses de l’étage intermédiaire n’ont été mises en place que sur une petite partie du jardin forêt, par manque de ressources financières et de temps.

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Plantation de l’étage inférieur sur la parcelle A.

Une petite partie de l’étage inférieur a été plantée (portion A) directement après un retournement du sol sur 15m² environ. Un maximum de chiendent a été déraciné au passage afin de ralentir son retour et ainsi de laisser de l’avance aux plants de l’étage inférieur. Le fait de retourner la terre était une solution de dernier recours, n’ayant pas anticipé suffisamment tôt le stage pour utiliser une autre méthode.

L’objectif de la composition très diversifiée de cet étage inférieur était d’étudier le comportement des plantes les unes vis-à-vis des autres (compétitions, entraides, envahissements…) et d’identifier celles qui semblent être les mieux adaptées au milieu (climat, type de sol, etc.). Du trèfle (incarnat et violet) a été semé entre les plantes pour éviter la prolifération du chiendent qui entourait la portion. Les plantes mises en place étant essentiellement pérennes, l’idée était de pouvoir les multiplier par bouturage pour les installer au cours des années suivantes.

Cartonnage de la parcelle B.

Cartonnage de la parcelle B.

Enfin, une surface de 25 m² (portion B) à côté de la portion A a été cartonnée et paillée pour la nettoyer de ses herbes en vue de l’année suivante. Une culture de pommes de terre a été tentée sous ces cartons : des tubercules ont été déposés à distance régulière sous des trous faits dans la couche cartonnée. Ces pommes de terre ont été récoltées à l’automne 2013.

2014

Plantation des légumineuses de l'étage intermédiaire et de l'étage inférieur.

Plantation de l’étage inférieur et des légumineuses de l’étage intermédiaire.

Au printemps 2014, de nouveau au cours d’une formation sur les forêts nourricières, toutes les légumineuses arbustives (de l’étage intermédiaire) ont été rajoutées. En parallèle la partie précédemment cartonnée et paillée (portion B) a été plantée avec des fraisiers et d’autres espèces herbacées. Nous n’avions pas de trèfle à disposition donc avons semé un mélange d’engrais verts (moutarde, phacélie, seigle). Une troisième portion (portion C) a été cartonnée, paillée et ensemencée en pommes de terre.

Plan approximatif des différentes parcelles sur la forêt nourricière.

Plan approximatif des différentes parcelles sur la forêt nourricière.

Les premières fraises sur les plants mis en place en 2014... !

Les premières fraises sur les plants mis en place en 2014… !

A cette période, le trèfle mis en place l’année précédente sur la portion A avait bien prospéré, même si un peu de chiendent avait fait son apparition. Nous l’avons coupé et mis au pied des plantes pour éviter qu’il ne les étouffe et pour leur apporter l’azote dont il était riche. Presque toutes les plantes avaient survécu : certaines s’étaient fortement développées (consoude, chou, fenouil, mélisse, rumex, mauve, guimauve), d’autres avaient stagnées ou s’étaient moins développées (ail des ours, achillée millefeuille, pimprenelle, oignon de catawissa, origan, fraisier, chénopode bon henri), quelques unes seulement avaient disparues (marjolaine et ciboulette). Les indigotiers, coronilles etc. mis en place l’année précédente se sont plus ou moins développés. Un asiminier est mort car sa racine pivotante avait été coupée lors de sa plantation…

Les pommes de terre de la portion C ont été récoltées dès le mois de Juillet 2014 à cause de mildiou venu du potager. La récolte n’a malgré tout pas été trop mauvaise, peut-être parce qu’elles ont été plantées tôt dans la saison.

En août 2014, le chiendent est très présent sur les parcelles A et B. La parcelle C est paillée après récolte des pommes de terre.

En août 2014, le chiendent est présent sur les parcelles A et B. La parcelle C est paillée après récolte des pommes de terre.

2015

Au tout début 2015, le trèfle sur la portion A a complètement disparu et le chiendent s’est fortement développé. Le trèfle a bien joué son rôle puisqu’il a constitué une source de mulch de la parcelle A et a empêché le chiendent de revenir trop vite, laissant le temps à l’étage inférieur de bien s’installer. Le trèfle semé ayant une durée de vie de 2 ans, il est normal de ne plus en trouver aujourd’hui. Nous avons réalisé courant février un désherbage du chiendent et allons devoir cartonner entre les plants de l’étage inférieur qui vont bientôt atteindre leur taille « adulte » et qui commencent pour certains à se propager (menthe, mélisse, fraisier…). Nous pensons attendre encore une année avant de prélever pour la multiplication. L’objectif est à terme d’obtenir un étage inférieur relativement compact qui concurrencera efficacement le chiendent sans intervention conséquente de notre part.

Sur la portion B, beaucoup de chardons ont envahi la zone, probablement à cause du fort tassement qu’il y a eu lors de la mise en place de l’étage inférieur : en temps de formation, tout le monde en même temps sur la zone, et il faut aller vite… le tout sur une terre riche en argile ! Hors les chardons sont particulièrement favorisés par une terre tassée : celle-ci s’acidifiant par le tassement et le manque d’oxygène, le cuivre y devient inaccessible pour les plantes et seul le chardon avec sa racine pivotante et naturellement riche en cuivre permet de décompacter et rééquilibrer le terrain. Grand sauveur donc, mais… on ne veut pas cultiver que du chardon… donc leçon à retenir pour les prochaines sessions ! Nous avons maintenant définit des allées, ce qui devrait aider à limiter le piétinement.

Les baguenaudiers se sont soit très bien plus, soit sont morts. Les coronilles sont celles qui se sont le plus développées avec les indigotiers, qui ont l’air de vraiment se plaire sur le terrain. Les lespedeza poussent à leur rythme. Quant aux asiminiers, ils ont pris racine, et grandiront probablement davantage l’an prochain.

En mars 2015, les parcelles A et C ont été repaillées. La parcelle B est envahie de chiendent entre les fraisiers et oseilles qui y ont été plantés l'an passé.

En mars 2015, les parcelles A et C ont été repaillées. La parcelle B est envahie de chiendent entre les fraisiers et oseilles qui y ont été plantés l’an passé.

La suite de l’aventure dans de prochains articles… ! 🙂

 

En mars 2015, les parcelles A et C ont été repaillées. La parcelle B est envahie de chiendent entre les fraisiers et oseilles qui y ont été plantés l'an passé.

Vue d’ensemble de la forêt nourricière… avec au premier plan, la portion de la forêt nourricière dont l’étage intermédiaire n’a pas encore été planté.